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Circuit patrimonial de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson - Route des Belles-Histoires Téléchargez le carnet patrimonial


Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson a été fondée en 1864 en vertu « des satuts du Bas-Canada ». L’année 1866 marque l’arrivée du premier curé. Le village est sommairement décrit comme… « situé à 5 milles de la station du chemin de fer Pacifique Canadien » (maintenant la piste cyclable du petit train du Nord). En 1959, une pétition est transmise au lieutenant-gouverneur de la province de Québec pour demander de séparer le Domaine Estérel de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson. En 1965, la Ville d’Estérel est officiellement constituée. Le 17 octobre 2001, un décret officialise le regroupement de la Ville d’Estérel et de la Paroisse de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson pour constituer la Ville de Sainte-Marguerite-Estérel. Le 20 juin 2004, les citoyens du secteur de l'ancienne ville Estérel se prononcent pour le démembrement de la nouvelle ville. La reconstitution de la ville de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson a été officialisée le 23 novembre 2005. À cette même date, la ville d'Estérel a également été reconstituée, ainsi qu'un Conseil d'agglomération pour gérer les compétences communes aux 2 villes.

La Ville de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson regorge d’histoire!
Découvrez ici quelques uns des faits saillants du passé!

Le voyage de la découverte

Lac Masson

L’honorable Édouard Masson, ayant entendu parler d’un grand lac où quelques colons venus de Sainte-Adèle s’étaient établis vers 1862-1863 en se taillant une route dans la forêt de cette partie du comté de Terrebonne, se résolut au printemps 1864, d’aller en découverte et de fonder un village.

Avec pour guides ces premiers colons et après avoir surmonté de nombreuses difficultés, voilà que le groupe surgissant de la forêt aperçût une clairière en bas d’une montagne. Jean-Baptiste Raymond, soulevant so
n chapeau, s’écria : « mes amis, mes amis, c’est le lac. »

Contemplant la beauté du lac, le groupe y campa et passa la nuit. Le lendemain, d’un commun accord, l’on nomma le lac : lac Masson. L’honorable Masson leur annonça qu’il avait décidé de fonder un village et les encouragea à défricher plusieurs arpents de forêt afin de pouvoir y ériger les premières habitations.

Voici quelques noms de ces premiers colons : Auguste Laporte, Dominique Chartier père, Jean-Baptiste Raymond, Thadée Miron, Léon Lalande, Jean-Baptiste Gauthier, Georges Lefebvre, Théophile Deslauriers, Georges Cardinal, Eusèbe Dorion père, André Brisebois, Eusèbe Lajeunesse.

Plus tard au printemps 1866, vit-on arriver Charles Lajeunesse, professeur; Félix Lacasse, forgeron; Georges Cloutier; Georges Guénette, hôtelier; Labrie Carrière et Moïse Charrette.

À la fin de l’été 1866, plusieurs maisonnettes étaient érigées sur le bord du lac Masson donnant naissance à ce qui deviendra la paroisse de la municipalité de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson.

*Découvrez la plaque commémorative du « Voyage de la découverte » sur le parcours patrimonial au cœur du village. Cliquez ici afin de situer la plaque sur la map.

L’église de Sainte-Marguerite

Eglise

En 1864, une première mission est établie à Sainte-Marguerite.

« Monsieur le curé Casaubon nous a dit qu’il voulait faire tirer l’hiver prochain tout le bois nécessaire à une église de plus de cent pieds de long qui remplacera la chapelle devenue trop petite. » Cette église sera bâtie en 1871, sur le terrain donné par l’honorable Édouard Masson. En raison des dissensions entre les habitants au sujet de la localisation de l’église, ce n’est qu’en 1888 que l’aménagement de l’intérieur pu être achevé.

Le 19 février 1922, un incendie détruisit l’église et le couvent adjacent.

L’église sera rebâtie sur le site actuel, en briques rouges, plutôt qu’en bois, par l’entrepreneur Aldéric Boileau et inaugurée pour Noël 1923.

*Découvrez la plaque commémorative de « L’église Sainte-Marguerite » sur le parcours patrimonial au cœur du village. Cliquez ici afin de situer la plaque sur la map.

Le « château » Masson

Chateau-masson

En 1864, Édouard Masson se verra concéder un immense territoire dans le comté de Wexford et y développe un noyau de colonisation qui deviendra Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson. Il y fit construire sa maison en 1865. Édouard Masson, étant venu y résider, la maison lui a en sorte servi de « manoir » même si le régime seigneurial avait été aboli (c.1854) et malgré que Sainte-Marguerite se trouvait sur le territoire d’un canton et non d’une seigneurie.

La maison Masson possède la rare caractéristique d’être restée, depuis un siècle et demi, la propriété des descendants de son bâtisseur Édouard Masson, fils du dernier seigneur de Terrebonne, Joseph Masson.

*Découvrez la plaque commémorative du « Château Masson » sur le parcours patrimonial au cœur du village. Cliquez ici afin de situer la plaque sur la map.

Le magasin général Lajeunesse-Lavigne

Magasin-general

Bâti dans les années 1865 et suivantes par Charles dit Lajeunesse qui avait acquis le terrain de l’honorable Édouard Masson, cet immeuble deviendra, pendant près de 110 ans, l’incontournable magasin général de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson. Cédé à Jean-Euchariste Lavigne vers 1922, celui-ci le conservera jusqu’en 1974. Fatigué et âgé, monsieur Lavigne informe le docteur Champlain Charest et le peintre Jean-Paul Riopelle que le bâtiment patrimonial risque de devenir un motel, car il est à vendre.

Ceux-ci l’acquièrent et inaugurent le « va-nu-pieds  », restaurant apprécié qui deviendra en 1987, le Bistro à Champlain, renommé mondialement pour sa cave à vins, sa gastronomie et son rayonnement culturel.

*Découvrez la plaque commémorative du « Magasin général Lajeunesse-Lavigne » sur le parcours patrimonial au cœur du village. Cliquez ici afin de situer la plaque sur la map.

Site des moulins du village

Moulin

La première installation pour la coupe de bois, le moulin d’Édouard Masson, a été construit à l’extrémité sud du pont qui enjambe la décharge du lac Masson. Un moulin est ensuite construit en aval sur l’autre rive de la décharge. Acquis dans les années 1890 par la famille Villeneuve, il restera en opération jusqu’en 1909. Stanislas-Jean-Baptiste Rolland, qui possède les « moulins à papier » de Mont-Rolland, devient alors propriétaire du pouvoir d’eau. En 1926, il revend la digue au gouvernement du Québec.

À partir de cette date, la digue ne sera utilisée que pour contrôler le niveau du lac Masson.

Cependant, en 1963, le vieux barrage de bois menace de s’effondrer. Il est reconstruit en 2010.

Des immeubles en copropriété ont été construits sur la rue des Pins, site des anciens terrains du moulin.

*Découvrez la plaque commémorative du « Site des moulins du village » sur le parcours patrimonial au cœur du village. Cliquez ici de afin situer la plaque sur la map.

Le couvent

Couvent

Le 19 février 1922, un incendie ravage l’église et le couvent adjacent. Plutôt que de reconstruire le couvent sur son terrain d’origine, il fut simultanément décidé de loger le couvent dans le presbytère face à l’église et d’ériger une nouvelle construction sur le terrain adjacent pour accueillir le nouveau presbytère de la paroisse. De son cachet d’origine, le bâtiment a conservé son mur de façade en briques rouges et entouré d’une longue galerie de bois de même que son toit à deux eaux.

Les sœurs de la Providence accueillent en 1949 sœur Anne-Félécité qui deviendra l’objet d’un culte pour ses présumées guérisons. Toutefois, quelques années plus tard, devant l’afflux de pèlerins, elle sera rappelée à Montréal. La communauté sera présente jusqu’en 1964, puis l’édifice sera converti en résidence pour personnes peu autonomes. Depuis le 16 avril 2014, après d’importantes rénovations, l’édifice accueille l’hôtel de ville de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson.

*Découvrez la plaque commémorative « Le couvent » sur le parcours patrimonial au cœur du village. Cliquez ici afin de situer la plaque sur la map.

 

Les chroniques anciennes # 1 à 12

Chronique 1

Chronique 2

Chronique 3

Chronique 4

Chronique 5

Chronique 6

Chronique 7

Chronique 8

Chronique 9

Chronique 10

Chronique 11

Chronique 12


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